Depuis le 1er juillet 2025, la chaleur au travail n'est plus seulement une question de confort : c'est une obligation de prévention. Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, publié au Journal officiel le 1er juin 2025, impose à l'employeur d'évaluer et de prévenir les risques liés aux épisodes de chaleur, en intérieur comme en extérieur.
Ce que dit le texte
Le décret inscrit la chaleur dans la démarche générale de prévention : évaluation du risque, plan d'action, information des salariés. Parmi les mesures qu'il cite figurent les moyens techniques destinés à réduire le rayonnement solaire et l'accumulation de chaleur dans les locaux. Autrement dit : le bâtiment lui-même fait partie des leviers attendus, pas seulement les pauses et l'eau fraîche.
Il n'existe pas de température maximale légale de travail en France. Mais l'INRS recommande une vigilance renforcée dès 28 °C pour un travail physique, et l'inspection du travail peut exiger des mesures dès lors que le risque est caractérisé.
Pourquoi la toiture est le premier levier
Dans un atelier ou un entrepôt, la chaleur d'été entre d'abord par le toit : une grande surface, sombre, exposée toute la journée, souvent au-dessus d'un volume sans faux plafond. Un bac acier sombre en plein été restitue sa chaleur directement sur les postes de travail.
Un revêtement thermo-réflectif comme TALME THERM SHIELD renvoie le rayonnement solaire avant qu'il ne soit absorbé : la toiture s'échauffe beaucoup moins, et l'air sous le toit avec elle, jusqu'à 6 °C de moins à l'intérieur selon l'exposition et l'isolation existante. Sur un bardage exposé, la même logique s'applique aux parois.
Ce que ça change dans le dossier de prévention
Traiter la toiture est une mesure collective et permanente : elle protège tous les salariés, sans consigne à faire respecter ni équipement à porter. Dans une démarche de prévention, elle se place avant les mesures individuelles. C'est aussi une mesure sans interruption d'activité : l'application se fait par l'extérieur.
Et elle se chiffre facilement : le coût matière se calcule au m² avec le calculateur de chaque fiche produit, l'application par un professionnel se devise via notre formulaire dédié. Pour un bâtiment commercial climatisé, la prime CEE BAT-EN-112 peut réduire la facture.
Questions fréquentes
Le décret impose-t-il de climatiser ?
Non. Il impose de prévenir le risque, en laissant le choix des moyens. Réduire la chaleur qui entre est souvent plus efficace et moins coûteux que refroidir un local qui surchauffe.
Quels locaux sont concernés ?
Tous les lieux de travail, intérieurs et extérieurs, tous secteurs. Les ateliers, entrepôts et commerces sous toiture légère sont les plus exposés au risque d'ambiance thermique élevée.
Quel gain attendre sur les postes de travail ?
Il dépend de la couleur d'origine du toit, de l'isolation et de la hauteur du volume. Le cas le plus favorable est le bâtiment à toiture sombre, non isolée, à faible hauteur : celui où l'on souffre le plus aujourd'hui.